(La Nouvelle République) – La Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH) renforce l’implication des autorités traditionnelles dans la prévention et le règlement des conflits fonciers. À cet effet, des chefs traditionnels de la Région des Plateaux ont pris part, les 23 et 24 juin, à une session de formation consacrée au cadre juridique du foncier et aux mécanismes de médiation.
Au cours des travaux, les participants ont approfondi leurs connaissances sur le code foncier et domanial, le recours au canevas de médiation foncière coutumière ainsi que les questions relatives à l’accès des femmes à la terre. La préservation des aires protégées et la gestion durable des ressources foncières figuraient également parmi les thèmes abordés.
Pour le président de la CNDH, Kwao Ohini Sanvee, le règlement amiable constitue un levier important pour prévenir les tensions. Il a rappelé que le code foncier prévoit une tentative de médiation devant les autorités traditionnelles avant toute procédure judiciaire.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre du code foncier et domanial, entré en vigueur il y a quelques années, qui vise à moderniser la gouvernance foncière et à réduire les conflits liés à la terre.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
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