(La Nouvelle République)-Le secteur minier confirme son importance dans l’économie extractive togolaise. En 2023, les entreprises opérant dans les mines et carrières ont déclaré 124,25 milliards de francs CFA de paiements extractifs, selon les données du ministère chargé de l’Énergie et des Ressources minières.
Les mines et carrières représentent à elles seules 99,14 % des paiements extractifs déclarés au cours de cette année. Ces chiffres illustrent le poids de l’activité minière dans la mobilisation des ressources publiques et dans les revenus tirés de l’exploitation du sous-sol national.
Du côté des administrations publiques, la Direction générale des mines et de la géologie (DGMG) arrive en tête avec 38 % des recettes budgétaires extractives. Elle est suivie du Commissariat des impôts, qui représente 30 %, puis du Commissariat des douanes, avec 23 %.

Cette répartition traduit l’intervention de plusieurs mécanismes dans la mobilisation des recettes du secteur : gestion et suivi des activités minières, fiscalité et opérations douanières.
Au-delà des performances financières, ces données soulignent l’importance d’une gouvernance transparente et efficace des ressources naturelles. Pour le Togo, l’enjeu reste de renforcer la valorisation du potentiel minier, d’améliorer la traçabilité des revenus et de favoriser davantage de retombées économiques et sociales pour les populations.
Avec plus de 124 milliards FCFA déclarés en 2023, le secteur minier s’impose ainsi comme un levier significatif de mobilisation des ressources et de développement de l’économie togolaise.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
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