(La Nouvelle République)-Le financement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) demeure une préoccupation pour les autorités togolaises. Lors de la troisième session ordinaire du Conseil national du crédit (CNC), tenue le 17 septembre 2026 à Lomé, le ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, a invité le secteur bancaire à renforcer son accompagnement des entreprises.
Cette demande intervient alors que l’économie togolaise devrait enregistrer une croissance de 6,3% en 2026, après 6,1% en 2025. Pour les autorités, la progression de l’activité doit également s’accompagner d’un accès accru aux ressources financières pour les acteurs économiques.
Faciliter l’accès au crédit
Les TPME constituent une composante importante du tissu entrepreneurial. Leur développement dépend notamment de leur capacité à accéder aux financements nécessaires à leurs investissements, à leur fonctionnement et à leur expansion.
Le ministre a ainsi appelé les banques à aller plus loin dans l’accompagnement des entreprises, parallèlement aux efforts déjà enregistrés dans le financement agricole.
Cette orientation intervient dans un contexte où le secteur bancaire togolais présente des indicateurs jugés satisfaisants, avec une progression des dépôts et des crédits.
Un enjeu pour la dynamique économique
Pour les autorités, le secteur financier doit jouer un rôle plus important dans la transformation de l’activité économique. Le financement des entreprises figure ainsi parmi les leviers permettant de soutenir la production, l’investissement et la création d’emplois.
Le gouvernement souhaite également mobiliser les institutions de microfinance et les organisations professionnelles autour de cette dynamique.
Les échanges du CNC se sont poursuivis avec l’examen des décisions du Comité de politique monétaire de la BCEAO prises le 9 septembre 2026 à Dakar.
La question du financement des TPME reste donc étroitement liée à celle de l’accompagnement de la croissance. L’enjeu est désormais de renforcer les passerelles entre les ressources disponibles dans le système financier et les besoins des entreprises.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
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