(La Nouvelle République)-La visite officielle du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé en Chine, prévue du 9 au 16 octobre 2026, suscite des attentes à Pékin. Lors de sa conférence de presse régulière du 8 octobre, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a livré la lecture chinoise de ce déplacement, en mettant l’accent sur la solidité des relations bilatérales et les perspectives de leur approfondissement.
Interrogée par l’agence de presse Xinhua sur le programme de la visite et les attentes de la Chine, Mao Ning a qualifié le dirigeant togolais de « vieil ami de la Chine ». Elle a également précisé qu’il s’agissait de sa septième visite officielle en Chine depuis son accession à la présidence du Togo. Pour Pékin, cette régularité témoigne de l’importance accordée par Lomé aux relations entre les deux pays.
Xi Jinping, Li Qiang et Zhao Leji au programme
Le programme annoncé prévoit une rencontre entre Faure Gnassingbé et le président chinois Xi Jinping. Le Premier ministre Li Qiang et Zhao Leji, président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale, doivent également s’entretenir avec le dirigeant togolais.
Au-delà de la capitale chinoise, la visite comprend des déplacements dans trois provinces : le Shaanxi, le Fujian et le Guangdong. Ces étapes constituent un volet territorial du programme officiel. Elles pourront notamment permettre d’examiner les possibilités de coopération avec des acteurs économiques locaux, même si le ministère chinois n’a pas détaillé, lors de cette conférence de presse, les éventuels projets ou accords qui pourraient en découler.
Un partenariat que Pékin veut approfondir
Mao Ning a rappelé que la Chine et le Togo entretiennent des relations diplomatiques depuis 54 ans et qu’ils sont désormais liés par un partenariat stratégique global. Elle a mis en avant leur soutien réciproque sur les questions touchant à leurs intérêts fondamentaux, ainsi que le développement des échanges et de la coopération dans différents domaines.
La responsable chinoise a également présenté les relations sino-togolaises comme un exemple de coopération entre pays de tailles différentes, fondée sur l’égalité et la solidarité. Cette appréciation s’inscrit dans la vision défendue par Pékin de renforcer les relations avec les pays du Sud.
Lomé-Pékin : quelles perspectives concrètes ?
L’objectif affiché par la Chine est de porter les relations bilatérales à un niveau supérieur. Pékin inscrit cette ambition dans son projet de construction d’une communauté d’avenir partagé entre la Chine et l’Afrique pour une nouvelle ère.
Reste à connaître les traductions concrètes de cette volonté politique. Les domaines qui feront l’objet d’engagements précis, les éventuels accords économiques et les investissements qui pourraient être annoncés devront être appréciés à la lumière des résultats de la visite.
La déclaration de Mao Ning donne ainsi un aperçu des attentes chinoises, celui de consolider un partenariat de longue date, maintenir un dialogue politique de haut niveau et approfondir la coopération bilatérale. Les rencontres prévues du 9 au 16 octobre permettront de mesurer la portée concrète de ces ambitions.
Gabriel BLIVI
