(La Nouvelle République)-Avec un taux de mise en œuvre des réformes budgétaires de 87,12 %, le Togo se situe au-dessus de la moyenne de l’UEMOA, établie à 77,98 % en 2026. Cette performance, présentée lors de la réunion de l’Observatoire des finances publiques de l’Union, ouverte le 26 octobre à Lomé, témoigne des avancées réalisées dans l’application des directives communautaires. Elle soulève également une question essentielle : comment transformer ces acquis en une gestion toujours plus efficace des ressources publiques ?
Depuis l’adoption du budget-programme en 2021, le pays s’inscrit dans une logique qui vise à relier les dépenses publiques aux objectifs des politiques gouvernementales. Cette approche doit permettre de mieux planifier les crédits, de suivre l’exécution des programmes et d’apprécier les résultats obtenus.
Défis persistants
Toutefois, le taux de 87,12 % ne signifie pas que toutes les difficultés sont résolues. Les travaux de l’OFP-UEMOA ont notamment relevé, à l’échelle communautaire, des insuffisances dans l’application de certaines règles budgétaires, des incohérences entre la comptabilité publique et celle des matières, ainsi que des lacunes concernant l’amortissement. L’actualisation des directives de 2009 vise à mieux intégrer les standards internationaux, notamment le Manuel de statistiques de finances publiques du FMI de 2014 et les normes IPSAS.
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Le Togo devra consolider les acquis et poursuivre les ajustements nécessaires. Au-delà du respect des textes, l’efficacité de la réforme se mesurera aussi à la qualité du suivi des dépenses, à la fiabilité des comptes et à la capacité des administrations à rendre compte de l’utilisation des ressources publiques.
Gabriel BLIVI
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