(La Nouvelle République) – Le port de Lomé pourrait jouer un rôle accru dans les échanges maritimes entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Une étude de faisabilité examine la création d’un service panafricain de cabotage et de transport feeder, avec une première liaison envisagée entre la capitale togolaise et Pointe-Noire, en République du Congo.
Le projet, référencé P-TG-D00-013, figure dans les publications de la Banque africaine de développement (BAD) du 23 octobre 2026. Il vise à explorer les possibilités d’une meilleure connexion entre les plateformes portuaires africaines, dans un contexte où une partie importante des échanges maritimes du continent dépend encore de circuits logistiques internationaux.
Pour le Togo, cette perspective présente un intérêt économique particulier. Déjà positionné comme une plateforme de transbordement et de desserte des pays de l’hinterland, le port de Lomé pourrait bénéficier d’une diversification des liaisons régionales et d’une circulation plus fluide des marchandises.
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Un projet à l’étude
Le ministère togolais chargé de l’Économie maritime a publié, le 22 octobre, des informations relatives au Plan de gestion environnementale et sociale (PGES) associé au projet. Ce document prévoit des mesures destinées à encadrer les risques environnementaux et sociaux susceptibles d’accompagner sa réalisation.
Le cabotage permet le transport maritime de marchandises entre plusieurs ports d’une même zone géographique. Le feedering, quant à lui, facilite l’acheminement des conteneurs entre les grands ports de transbordement et les autres plateformes portuaires.
Une liaison entre Lomé et Pointe-Noire pourrait ainsi contribuer à renforcer les échanges commerciaux entre les deux sous-régions, tout en offrant de nouvelles perspectives aux opérateurs logistiques.
Le projet demeure toutefois au stade des études. Sa concrétisation dépendra notamment des conclusions techniques, économiques et environnementales attendues.
