(La Nouvelle République)-Dans son discours sur l’état de la Nation prononcé devant le Parlement réuni en Congrès le 2 décembre 2025, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, avait placé la protection sociale et l’inclusion au cœur de l’action publique. Il avait martelé l’option d’une gouvernance axée sur des résultats concrets, destinés à améliorer durablement les conditions de vie des populations, en particulier les plus vulnérables, tout en consolidant la cohésion nationale.
Cette orientation se traduit notamment par la mise en œuvre de programmes de transferts monétaires directs, devenus l’un des piliers de la politique sociale. Plus de 700 000 personnes issues de ménages vulnérables sont concernés par des aides financières dans le cadre du Programme national de protection sociale. Ces appuis, déployés de manière ciblée, permettent de faire face aux dépenses essentielles liées à l’alimentation, à la santé ou à la scolarité, tout en soutenant les économies locales.
Sur le plan institutionnel et humanitaire, le Président du Conseil avait également annoncé devant le Congrès la préparation de mesures de grâce présidentielle, fondées sur des critères d’équité et de dignité humaine. Cette annonce a été suivie d’effets le 30 décembre 2025, avec la signature d’un décret accordant la grâce présidentielle à plus de 1 500 détenus à travers le pays. Ont notamment été concernés des détenus en fin de peine, des personnes âgées ou gravement malades, ainsi que des condamnés pour des infractions mineures.
La mise en œuvre de ces engagements, quelques semaines après leur annonce officielle, symbolisent une continuité entre la parole publique et l’action gouvernementale. Le renforcement de la protection sociale, l’ampleur des transferts monétaires et la portée humanitaire de la grâce présidentielle participent au renforcement de la confiance entre les institutions et les citoyens, tout en contribuant à la stabilité sociale et au développement du Togo.
Gabriel BLIVI
