(La Nouvelle République)-La grâce présidentielle accordée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a permis la libération de 1 511 détenus sur l’ensemble du territoire togolais le 2 janvier 2026. Cette mesure humanitaire, saluée par de nombreux acteurs, vise à renforcer la cohésion sociale, promouvoir le vivre-ensemble et contribuer au désengorgement des établissements pénitentiaires.
À Lomé, la mise en œuvre de cette décision a été supervisée par les responsables de l’administration pénitentiaire, qui ont transmis aux bénéficiaires les vœux du Chef de l’État et du gouvernement. Les autorités ont exhorté les ex-détenus à faire de cette liberté retrouvée une opportunité de reconstruction personnelle, en adoptant des comportements responsables et tournés vers l’avenir.
Au cœur de cette dynamique post-carcérale, la Solidarité Mondiale pour les Personnes Démunies et les Détenues (SMPDD) s’impose comme un acteur clé de la réinsertion sociale. Son président, Coco de Koffi Woenagnon, lui-même ancien détenu, incarne un modèle de résilience et d’engagement au service de ceux qui retrouvent la liberté sans repères ni ressources suffisantes.
Depuis l’annonce de la grâce présidentielle, la SMPDD a mené un travail de terrain dans les quatorze prisons du pays, identifiant 535 ex-détenus, dont 250 à Lomé, appelés à bénéficier d’un accompagnement structuré. Cet appui porte sur la réinsertion professionnelle, la création d’activités génératrices de revenus et le suivi social, avec pour objectif de favoriser une autonomie durable et de prévenir la récidive.
« Dehors, c’est difficile, mais la prison n’est pas mieux. Il faut croire en soi et accepter de se battre honnêtement pour réussir», a martelé en substance M. Coco de Koffi Woenagnon.
Au-delà de l’émotion suscitée par ces libérations, l’action de la SMPDD met en lumière l’enjeu fondamental de la réinsertion dans la réforme du système carcéral togolais. En articulant grâce présidentielle et accompagnement concret, l’association contribue à faire de la prison non plus une fin en soi, mais une étape vers une véritable réintégration sociale, au service de la dignité humaine et de la stabilité nationale.
Gabriel BLIVI
