(La Nouvelle République)-Dans le cadre des efforts diplomatiques engagés sous l’égide de l’Union africaine pour apaiser la crise persistante entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le président du Conseil du Togo et médiateur désigné de l’organisation continentale, Faure Gnassingbé, a reçu à Lomé, le lundi 12 janvier 2026, le Président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour une visite de travail.
Au cours de cet entretien de haut niveau, les deux dirigeants ont échangé principalement sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, marquée par la persistance des violences armées et une instabilité préoccupante.
Prochaine étape à Lomé
En sa qualité de médiateur désigné, Faure Gnassingbé a réaffirmé la disponibilité de l’Union africaine à accompagner les parties concernées vers une solution politique et diplomatique fondée sur le dialogue, la concertation et le respect de la souveraineté des États.
Cette dynamique s’inscrit dans la perspective d’une rencontre de haut niveau prévue à Lomé les 16 et 17 janvier prochains, destinée à réunir les principaux acteurs impliqués dans la recherche d’une solution à la crise entre la RDC et le Rwanda.
Cette rencontre de Lomé devrait permettre de faire le point sur l’évolution du processus de médiation et d’examiner des pistes concrètes en faveur d’une stabilisation durable de l’Est de la République démocratique du Congo.
Réactions favorables en RDC
À la suite de l’annonce de la visite du Président Félix Tshisekedi à Lomé, largement relayée sur les canaux officiels de la Présidence congolaise, la médiation conduite par Faure Gnassingbé a suscité des réactions globalement positives au sein de l’opinion publique congolaise. Sur les réseaux sociaux et dans plusieurs espaces de débat public, des citoyens ont salué l’implication directe du médiateur togolais, y voyant un signal fort de l’engagement africain en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs.
Plusieurs commentaires mettent en avant l’expérience diplomatique de Faure Gnassingbé et son rôle au sein des instances continentales, considérés comme des atouts susceptibles de favoriser un climat de confiance entre Kinshasa et Kigali. Pour une partie de l’opinion congolaise, la perspective de la rencontre des 16 et 17 janvier à Lomé renforce l’espoir de voir cette médiation déboucher sur des engagements plus concrets et des résultats tangibles sur le terrain sécuritaire.
Dans les milieux politiques et au sein de la société civile, la dynamique diplomatique engagée est également interprétée comme la confirmation de la centralité des préoccupations sécuritaires de la RDC dans l’agenda continental. En attendant les conclusions de la rencontre prévue à Lomé, de nombreux Congolais expriment l’espoir que le processus conduit sous l’égide de l’Union africaine contribuera à une désescalade durable des tensions et à un retour progressif de la paix dans l’Est du pays.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
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