(La Nouvelle République)-En Côte d’Ivoire, la filière cacao traverse une période de blocage sans précédent. Dans plusieurs zones de production, les récoltes s’accumulent sans débouchés, en raison du ralentissement des exportations provoqué par la chute des prix sur le marché international.
Les coopératives de cacao, chargées de la commercialisation, font face à des blocages administratifs qui retardent l’obtention des autorisations nécessaires à l’exportation. Cette situation empêche l’acheminement des stocks vers les ports et paralyse les activités commerciales.
Des producteurs durement affectés
Les producteurs de cacao subissent directement les conséquences de cette crise. Privés de revenus, certains sont contraints de céder leurs fèves à des prix largement inférieurs au tarif officiel, afin de répondre à des besoins financiers urgents. Cette pratique fragilise davantage une filière déjà sous pression.
Cette impasse met en lumière les limites du mécanisme de prix garanti, censé protéger les producteurs face aux fluctuations du marché mondial. Sans ajustement rapide des dispositifs de régulation, la filière cacao risque de rester paralysée, avec des conséquences économiques et sociales importantes pour les zones rurales dépendantes de cette culture stratégique.