(La Nouvelle République)-L’Assemblée nationale a adopté en première lecture, mardi 10 mars 2026, un projet de loi destiné à lutter contre le faux-monnayage et la contrefaçon monétaire. Présenté lors de la quatrième séance plénière de la première session extraordinaire de l’année, ce texte vise à renforcer la sécurité et l’intégrité de la monnaie au Togo et dans l’ensemble de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Il établit un cadre juridique clair pour sanctionner toute falsification de billets et de pièces, ainsi que la contrefaçon de signes monétaires, tout en définissant les responsabilités pénales des personnes physiques et morales impliquées.
Le président du groupe parlementaire Union pour la République (UNIR), l’honorable Atcholi Aklesso, a affirmé que cette loi s’inscrit « pleinement dans la dynamique de la modernisation de la gouvernance économique et financière de notre pays, impulsée par S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé, pour qui la discipline financière, la transparence et la crédibilité de nos institutions économiques constituent des piliers essentiels pour renforcer l’attractivité et la résilience de notre économie. »
Selon Essowè Georges Barcola, ministre des Finances et du Budget, « les dispositions de cette nouvelle loi vont au-delà de la répression. Elles favorisent la coopération entre les États membres de l’UEMOA, facilitent la traque des réseaux criminels et offrent des outils modernes aux forces de sécurité. »
Pour sa part, le Président de l’Assemblée nationale, Komi Sélom Klassou, a ajouté que cette loi permet de « renforcer les bases de notre économie, de mieux protéger les droits économiques de nos concitoyens et de garantir un environnement propice à l’épanouissement des initiatives entrepreneuriales. » Pour les parlementaires, ce texte modernise l’arsenal légal togolais en matière de lutte contre la criminalité monétaire, harmonise les sanctions et renforce la coopération avec les autres États membres de l’UMOA.
La mise en œuvre de cette loi permettra aux autorités togolaises de mieux contrôler la circulation des billets et pièces, tout en dissuadant les actes de falsification et de contrefaçon à grande échelle.
Gabriel BLIVI
