(La Nouvelle République)-Le Togo renforce sa politique éducative avec le décret de passerelle, adopté le 14 octobre 2025. Ce texte facilite la mobilité des apprenants entre les sous-secteurs du système éducatif : enseignement général, technique, professionnel et supérieur. Il vise à rendre les parcours plus flexibles et à valoriser les compétences acquises, tout en répondant aux besoins du marché du travail.
Lors de la réunion délocalisée de la Commission mixte Éducation, Science et Culture / Santé / Télécommunications et Technologies de l’Information, tenue à Lomé du 10 au 13 mars 2026, le décret a été largement salué. Les participants ont souligné son rôle pour réduire les ruptures scolaires et rendre les transitions entre filières plus fluides. La priorité est donnée à la reconnaissance des compétences plutôt qu’au suivi rigide d’une filière traditionnelle.
Le décret suscite un intérêt régional. Les parlementaires de la CEDEAO y voient un modèle pour d’autres pays confrontés à des défis similaires en matière de réorientation des apprenants et d’adéquation formation‑emploi. Des discussions ont également porté sur la nécessité de dispositifs de suivi pour mesurer l’impact concret du décret sur les étudiants et leur insertion professionnelle.
Ce texte représente une vision éducative innovante. Il transforme la formation en un continuum flexible, adaptable aux besoins des apprenants et de l’économie. Le Togo y apparaît comme un exemple à suivre, et les experts présents à Lomé ont encouragé l’adoption de mesures similaires dans la sous-région pour moderniser durablement l’éducation ouest-africaine.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
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