(La Nouvelle République)-Le décès survenu le 20 mars 2026 aux urgences chirurgicales du CHU Sylvanus Olympio continue de susciter émotion et interrogations. Dans un communiqué officiel, le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a tenu à apporter des précisions tout en réclamant l’ouverture d’une enquête.
Selon le syndicat, la victime, identifiée sous les initiales E. K., aurait été admise aux urgences aux alentours de 9h50 dans un état critique, après un accident de la voie publique. Le patient présentait un tableau de polytraumatisme grave, avec des signes vitaux difficilement détectables, nécessitant une prise en charge immédiate et multidisciplinaire.
Le SYNPHOT indique que le blessé avait été initialement pris en charge par les secours, notamment les sapeurs-pompiers, avant de transiter par un centre de santé proche du lieu de l’accident, puis d’être référé au CHU. À son arrivée, une ordonnance pour les premiers soins aurait été remise à son accompagnant, qui a déclaré ne disposer que de 3 500 FCFA.
Face à cette situation, le personnel soignant aurait fait preuve de solidarité en mobilisant des produits médicaux auprès d’autres patients afin d’assurer une prise en charge rapide. Malgré ces efforts, le patient est décédé à 10h07, soit moins de vingt minutes après son admission.
Dans son communiqué, le SYNPHOT rejette les accusations de négligence et de mauvais accueil relayées sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Le syndicat qualifie ces allégations de graves et insiste sur la nécessité d’un examen rigoureux des faits.
« Un audit complet doit être réalisé, depuis le lieu de l’accident jusqu’à la prise en charge aux urgences », souligne l’organisation.
Tout en présentant ses condoléances à la famille du défunt, le SYNPHOT appelle le ministère en charge de la Santé à diligenter une enquête dans les plus brefs délais afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur les circonstances du drame.
Cette affaire relance le débat sur les conditions de prise en charge des urgences au Togo, notamment en ce qui concerne les moyens disponibles et l’accès rapide aux soins pour les patients en situation critique.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
Recevez nos dernières informations directement sur WhatsApp.
Rejoindre notre chaîne WhatsApp
