(La Nouvelle République)-Le 9ᵉ Congrès panafricain de Lomé, prévu du 8 au 12 novembre 2025, invite à réfléchir sur la décolonisation mentale et culturelle. Sous le thème « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir », l’événement vise à libérer les esprits des héritages coloniaux et à réaffirmer les valeurs et savoirs africains.
Cette décolonisation culturelle cherche à mettre en avant les langues, arts, traditions et connaissances locales, renforçant l’identité collective et protégeant le patrimoine africain face à l’uniformisation mondiale. Elle souligne que le développement du continent doit s’appuyer sur ses propres ressources et sa créativité.
Le Congrès aborde aussi la justice sociale et l’histoire, en valorisant le rôle des femmes et des jeunes dans la transformation culturelle et sociale. L’éducation critique, la coopération régionale et le soutien aux initiatives locales sont identifiés comme des leviers pour un développement africain endogène et inclusif.
Pour les spécialistes, cette démarche constitue un véritable acte de libération collective, permettant à l’Afrique de retrouver sa voix, renforcer son unité et affirmer son rôle sur la scène internationale. Les recommandations du Congrès pourraient orienter les politiques publiques et consolider un panafricanisme en phase avec les réalités du continent.
Gabriel BLIVI
