(La Nouvelle République)-« La multipolarité ne doit pas créer de nouvelles divisions, mais nous donner davantage de possibilités de choix. » C’est par cette déclaration que Faure Essozimna Gnassingbé a marqué son intervention, mardi 1er septembre à Bichkek, lors de la rencontre « OCS+ ». Le Président du Conseil togolais a appelé à faire de la nouvelle configuration mondiale un espace de coopération plutôt que de confrontation.
Aux côtés de plusieurs personnalités de premier plan, dont le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et plusieurs chefs d’État et de gouvernement, Faure Gnassingbé a porté la voix du Togo et de l’Afrique. Il a notamment souligné que l’émergence de nouveaux centres de puissance ouvre à l’Afrique des possibilités de diversifier ses partenariats et de réduire certaines dépendances.
Le dirigeant togolais a également plaidé pour une réforme des Nations unies afin de mieux refléter les réalités du monde actuel. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la représentation de l’Afrique dans les principales instances de décision et de consolider la coopération entre l’ONU, l’Afrique, l’OCS et les organisations régionales.
Sur le plan économique, Faure Gnassingbé a appelé à privilégier les investissements productifs, les infrastructures, la transformation locale des ressources et le transfert de technologies. À Bichkek, son intervention confirme ainsi la volonté du Togo de prendre part aux grands débats sur la recomposition de l’ordre mondial et de défendre les intérêts du continent africain.
Gabriel BLIVI
