(La Nouvelle République)-Les acteurs nationaux du bâtiment et des travaux publics (BTP) expriment un malaise grandissant. Réunis à Lomé le 29 juillet, les membres du Groupement national des entrepreneurs de BTP du Togo (GNEBTP) dénoncent des conditions de travail devenues intenables.
En tête des griefs : la domination croissante du secteur par des entreprises étrangères, souvent mieux dotées financièrement et avantagées dans l’attribution des marchés publics. Les entrepreneurs locaux déplorent aussi des procédures d’appel d’offres complexes et un accès difficile au financement.
Le régime fiscal actuel est également pointé du doigt. Jugé trop rigide, il serait inadapté à la réalité économique des PME togolaises. Une fiscalité jugée dissuasive compromettrait la relance de nombreuses entreprises en difficulté.
Malgré les critiques sur la qualité des travaux réalisés localement, le GNEBTP souligne que ces lacunes sont souvent liées à des problèmes structurels. Le groupement appelle le gouvernement à agir, notamment par une réforme des mécanismes d’accès aux marchés publics et une politique de soutien ciblée pour moderniser le secteur.
Gabriel BLIVI