(La Nouvelle République)-La capitale togolaise abrite, du 10 au 12 septembre, la deuxième édition du Maritimafrica Week, un rendez-vous continental consacré à l’avenir de l’économie maritime en Afrique. L’événement rassemble experts, responsables publics et partenaires techniques autour des enjeux maritimes du continent.
Au cœur des échanges, l’ambition partagée de valoriser le potentiel économique des zones côtières et maritimes africaines. L’économie bleue est désormais perçue comme une voie incontournable vers une croissance durable, inclusive et respectueuse de l’environnement.
Intervenant lors de l’ouverture, Ismael Kodjo Komi, directeur de cabinet au ministère de l’Économie maritime du Togo, a souligné l’importance d’une coopération régionale renforcée. Selon lui, les défis maritimes africains nécessitent des réponses coordonnées à l’échelle du continent et au-delà.
Les travaux abordent plusieurs thématiques clés : sécurité maritime, gouvernance des espaces marins, efficacité portuaire, intégration économique et préservation des écosystèmes côtiers. Ces discussions visent à poser les bases d’une feuille de route concrète pour le développement maritime africain.
Le Togo, avec ses 150 kilomètres de côtes et un port de Lomé performant, ambitionne de devenir un acteur central de cette dynamique. Le pays a déjà lancé un plan d’investissement estimé à 205 milliards de F.CFA sur cinq ans pour renforcer les secteurs liés à l’économie bleue, dont la pêche représente déjà 4,5 % de son PIB.
En misant sur ses atouts géographiques et sa stratégie maritime, Lomé entend se positionner comme un hub régional incontournable dans la transition bleue africaine. Un cap assumé pour une Afrique tournée vers ses ressources maritimes.
Gabriel BLIVI
