(La nouvelle République)-Réunis à Lomé depuis le 15 septembre 2025, les décideurs budgétaires des pays membres de la CEDEAO participent à une rencontre stratégique consacrée à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Organisée par le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), cette session de deux jours vise à discuter des mécanismes nécessaires pour assurer un financement durable des actions de l’organisation.
Le directeur général du GIABA, Edwin Harris, a insisté en ouverture sur la nécessité d’un engagement financier accru de la part des États membres. À ses yeux, les ressources actuelles sont insuffisantes pour relever les défis croissants liés à la criminalité financière. L’objectif est clair : obtenir une augmentation significative des contributions budgétaires dès 2026, afin de renforcer l’efficacité opérationnelle du GIABA dans toute la sous-région.
Les échanges de la première journée ont mis en évidence l’évolution des menaces, notamment celles liées aux technologies financières émergentes, ainsi que l’importance d’une mobilisation collective face à un phénomène transfrontalier. La lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme requiert des réponses coordonnées à l’échelle régionale, capables d’endiguer les flux illicites qui affaiblissent les économies ouest-africaines.
Le Togo, pays hôte de la rencontre, a profité de l’occasion pour présenter ses avancées en matière de contrôle financier et de coopération judiciaire. Une manière de rappeler que, malgré les défis, certains États renforcent déjà leurs systèmes de surveillance. Mais pour le GIABA, aucune avancée durable ne sera possible sans une volonté politique et budgétaire forte de tous les membres.
