(La Nouvelle République)-Dans la commune Golfe 5, une décharge sauvage située à Atilamonou, à proximité d’une retenue d’eau inachevée, continue de susciter l’inquiétude des populations riveraines. Le sujet qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, constinue le chou gras de la presse depuis ce matin.
Dans la foulée, l’Association Togolaise des Journalistes Engagés pour l’Environnement (ATJ2E) alerte sur les conséquences sanitaires et environnementales de cette situation, on ne peut plus déplorable.
Dans une réaction transmise à La Nouvelle République, le président de l’ATJ2E, Hector Nammangue, déplore : « On ne peut pas parler de développement durable pendant que des familles vivent littéralement à côté des ordures. » Il pointe un risque de contamination de la nappe phréatique, dans un quartier privé, dans sa majorité, d’accès à l’eau potable publique.
L’association signale également des problèmes de sécurité, liés à la présence d’individus marginalisés autour du site. Elle dénonce un circuit parallèle de gestion des déchets, toléré au détriment des riverains.
Alors que les premières pluies s’abattent sur Lomé, l’ATJ2E craint une recrudescence des maladies hydriques. Elle appelle à une réaction urgente pour éviter une crise de santé publique.
Gabriel BLIVI
