(La Nouvelle République)-Les rues et terrains vagues de plusieurs quartiers du Grand Lomé sont aujourd’hui envahis par des montagnes de déchets. La prolifération alarmante des dépotoirs sauvages devient une véritable menace pour la santé publique et l’environnement.
À Akodésséwa, Avedji ou encore Bè-Kpota, des tas d’ordures jonchent les abords des habitations, parfois à quelques mètres seulement des écoles et marchés. Les causes sont non seulement l’absence ou l’irrégularité de la collecte des ordures ménagères, mais aussi le manque de civisme de certains habitants et commerçants.
Cette situation favorise la prolifération des moustiques, des rongeurs, et accroît les risques de maladies telles que le paludisme, le choléra ou la typhoïde. Pire encore, les pluies diluent ces déchets dans les caniveaux, bouchant les voies d’évacuation et aggravant les inondations.
Face à cette urgence, les habitants interpellent les autorités municipales et gouvernementales. Il est temps de renforcer les mécanismes de gestion des déchets, de sensibiliser davantage la population et de sanctionner les dépôts illégaux. L’environnement urbain de Lomé ne peut plus être sacrifié sur l’autel de la négligence.
Louise LAWSON
