(La Nouvelle République)-Le 6 juin 2025, Lomé s’est réveillée sous tension, avec des barricades dressées dans la nuit et des bruits de casseroles dans certains quartiers. Cette opération, orchestrée de manière ici et là et largement alimentée depuis l’étranger via les réseaux sociaux, visait clairement à troubler l’ordre public. Mais l’État n’a pas vacillé. Les forces de l’ordre ont rapidement repris le contrôle, procédant à des interpellations dans le respect des procédures, puis relâchant la majorité des personnes arrêtées. Cette journée, présentée comme un sursaut citoyen par certains, s’est soldée par un retour rapide au calme, marquant le premier échec d’un plan de déstabilisation.
La deuxième séquence a eu lieu les 26, 27 et 28 juin, avec des manifestations plus violentes et une tentative manifeste de pousser le pays vers le chaos. Incendies de pneus, affrontements avec les forces de sécurité, le tout alimenté par une campagne de désinformation numérique ; tout semblait indiquer une escalade. Mais une fois encore, l’appareil d’État a su répondre avec sang-froid et fermeté. Des enquêtes ont été ouvertes, des poursuites engagées, y compris à l’international contre les commanditaires présumés. Là où certains espéraient l’effondrement, l’État a réaffirmé sa stabilité.
Ce 30 août devait marquer, selon ses initiateurs, une nouvelle forme de contestation pacifique, sous la forme d’une marche sur les trottoirs pour dénoncer la gouvernance en place. Pourtant, l’appel a fait flop. Faible mobilisation, absence d’adhésion populaire, aucun écho réel sur le terrain. Ce non-événement a révélé l’essoufflement d’un mouvement qui peine à convaincre au-delà des réseaux sociaux. Il a surtout montré que la population, dans sa majorité, refuse les formes de contestation artificielles ou importées, préférant la stabilité à l’agitation.
Ainsi, ces trois dates (6 juin, 26-28 juin et 30 août) symbolisent non pas une montée en puissance de la contestation, mais plutôt trois tentatives manquées de déstabiliser le Togo. À chaque étape, l’État a su répondre sans céder ni tomber dans la provocation. Et la société, dans sa grande majorité, a choisi de ne pas suivre ceux qui misent sur le désordre. Le Togo reste debout, lucide face aux manœuvres de l’ombre, et déterminé à préserver l’ordre républicain.
Gabriel BLIVI
