(La Nouvelle République)-Plus d’un an après l’enlèvement de dizaines de civils dans la région de Mopti, de nouvelles initiatives locales ont été lancées ce dimanche pour obtenir leur libération. L’opération est menée par un haut fonctionnaire basé à Bandiagara, avec la participation de chefs de village influents de la zone.
Les otages, enlevés en avril 2024 alors qu’ils voyageaient à bord de trois bus, sont toujours détenus par des présumés jihadistes dans une forêt entre Bandiagara et Bankass. Certains passagers avaient été relâchés au moment de l’enlèvement, mais des dizaines restent entre les mains des ravisseurs.
Les négociateurs avancent avec prudence, préférant le silence pour garantir l’efficacité du processus. Une source impliquée indique que la discrétion est une condition essentielle au succès des discussions en cours.
Les ravisseurs reprochent à certains civils d’avoir transmis des informations à l’armée malienne. Les médiateurs s’efforcent aujourd’hui de rassurer les preneurs d’otages et de trouver un compromis, possiblement en échange d’engagements liés aux règles imposées par les groupes armés dans les zones qu’ils contrôlent.
Gabriel BLIVI
