(La Nouvelle République)-Au Mali, les autorités de transition veulent prolonger leur règne. Un projet de loi prévoit de confier un mandat de cinq ans renouvelable au général Assimi Goïta à partir de 2025.
Les militaires invoquent l’urgence sécuritaire pour justifier cette décision. Pourtant, aucun calendrier électoral n’est annoncé.
Les partis politiques, récemment dissous, dénoncent une dérive autoritaire. Ils estiment que les engagements initiaux ont été trahis.
Pour de nombreux opposants, il s’agit d’un coup de force maquillé. Le retour à l’ordre constitutionnel semble désormais compromis.
Gabriel BLIVI
