(La Nouvelle République)- Un rapport publié le 21 juillet 2025 alerte sur les risques liés aux accords « minerais contre sécurité » conclus entre certains pays africains et des puissances étrangères. Selon les auteurs, ces partenariats offrent une stabilité temporaire, mais compromettent la souveraineté et les revenus liés aux ressources naturelles.
Le texte prend pour exemple l’accord signé entre la RDC et le Rwanda, sous l’égide des États-Unis, en échange d’un accès privilégié aux minerais stratégiques. Ce type de troc, bien que prometteur sur le plan sécuritaire, repose sur des engagements vagues et peu contraignants, en particulier du côté des partenaires étrangers.
Les chercheurs soulignent que ces accords s’inscrivent dans la lignée d’anciens modèles de troc « ressources contre infrastructures » initiés dans les années 2000, mais avec des clauses encore moins transparentes. Ils pointent aussi des mécanismes qui limitent les réformes futures, fixent des prix bas et contournent les systèmes judiciaires locaux.
Le rapport appelle à un renforcement des institutions africaines pour mieux négocier ces contrats. Les États doivent exiger plus de transparence, garantir la création de valeur locale et préserver leur autonomie face à des partenaires parfois plus soucieux d’accès aux ressources que de développement partagé.
Gabriel BLIVI
