(La Nouvelle République)-« Le Togo ne doit pas devenir la prochaine Libye », c’est en substance ce qui ressort de la dernière sortie du Réseau Panafricain des Observateurs et Défenseurs des Droits de l’Homme (REPRODDH) concernant la situation socio-politique de ces dernières semaines au Togo. Dans un communiqué sans détour, cette organisation panafricaine appelle à la vigilance et dénonce les risques de chaos, d’instrumentalisation et de manipulation qui planent sur le pays.
Elle met en garde contre les risques de déstabilisation au Togo, évoquant un précédent lourd de conséquences, celui de la Libye. Selon elle, les signaux actuels doivent rappeler aux Togolais ce qu’un pays peut perdre lorsque les tensions internes sont mal gérées ou instrumentalisées.
« Nous ne pouvons tolérer que le TOGO suive cette même pente », martèle le réseau. Il revient sur le scénario libyen de 2011, où des revendications légitimes se sont rapidement transformées en guerre civile, alimentée par des interventions extérieures et des divisions internes profondes. Comme résultat, un État effondré, des institutions brisées, et un peuple livré à l’instabilité depuis plus d’une décennie.
Pour les signataires, certains discours et actes actuels au Togo rappellent dangereusement les prémices de ce chaos. Ils dénoncent la propagation de messages radicaux, l’appel à l’insurrection, les manipulations médiatiques et les tentatives de décrédibilisation des institutions. Autant de dérives qui, selon eux, ont aussi été observées à Tripoli avant l’implosion.
L’organisation met en garde contre ceux qui, sous couvert de militantisme, attisent les divisions au sein de la société togolaise. Elle estime que le climat actuel doit appeler à la responsabilité collective. Pour elle, chaque acteur politique ou citoyen engagé doit mesurer la portée de ses mots et de ses actions.
Gabriel BLIVI
