(La Nouvelle République)-Une semaine après des élections législatives et communales contestées, le président burundais Evariste Ndayishimiye a lancé un appel au dialogue. Il affirme que la victoire de son parti ne signifie pas la fin du pluralisme. Le CNDD-FDD a remporté 100 % des sièges à l’Assemblée nationale, selon la Céni.
Le président dit avoir « besoin de tous, même des perdants ». Il invite l’opposition à saisir les institutions avant toute plainte. Selon lui, la Céni reste seule habilitée à organiser les élections au nom de l’État.
L’opposition dénonce un « hold-up électoral » et une absence totale de compétition. Pour elle, le dialogue proposé relève d’un « arrangement politique ». Elle refuse de saisir un président qui, selon elle, a lui-même été juge et partie durant la campagne.
Le climat politique reste tendu à Bujumbura. La coalition « Burundi bwa bose » réclame le respect strict du cadre légal. Elle juge la main tendue du président comme une « faute politique ».
Gabriel BLIVI
