(La Nouvelle République)-Il y à peine un mois de cela, des gens, ces gens-là, toujours les mêmes, ceux de la vieille opposition d’arrière-garde et d’arrière-combats, nous annonçaient lors d’une conférence de presse la naissance d’un regroupement politique extrémiste et partisan d’un curieux, mais si révélateur nom de CRAC. Autrement dit, le ( Cadre de Réflexion et d’Action pour le Changement ). Puisqu’il y a des sonorités qui résonnent comme le choc de l’effondrement de quelque chose qui CRAQUE dès la naissance, ce regroupement de conspirationnistes récidivistes, voyant moqué le ridicule d’un tel acronyme et sa prédestination funeste, a désormais, subitement changé de nom pour devenir le Centre National de Concertation pour le Changement au Togo, le CNCC, comprenez : le Centre National de Conspiration pour la Casse au Togo.
Ce nom CNCC a la prétention de sonner moins violent afin de paraître œcuménique en imitant une sonorité plus républicaine. Mais ne nous y trompons pas ! C’est du pur jus frelaté ! C’est de la daube ! Ce sont les mêmes personnes, les mêmes visages, les mêmes extrémistes, les mêmes intentions secrètement insurrectionnelles, le même rejet dû vivre-ensemble dans la République, les mêmes trublions velléitaires de la désintégration ethnique du pays.
La politique, c’est avant tout le souci irréfragable de l’intérêt général. Et l’intérêt général se trouve dans la capacité de tourner le dos à tout ce qui peut mettre en péril l’unité nationale et la paix sociale, mais aussi d’accepter et de respecter les lois de la République, en jouant consciencieusement soit son rôle de dirigeant, soit son rôle d’opposant avec une certaine maturité et une certaine intelligence.
Et donc, s’opposer pour s’opposer est le mépris le plus délibérément violent que la politique politicienne peut manifester envers l’idée même de l’intérêt général ; et si certains en ont fait leur miel, si une certaine conception malveillante de la politique en a fait son fiel, et si, plus gravement encore, une certaine dynamique malsaine de la politique observe d’en concréter la nocivité et donc d’en attester funestement l’usage aux dépens de la patrie, alors là, c’est l’abîme qui inéluctablement guette. Et nous y sommes ! Et les y voilà ! Leurs actes parlent pour eux ! À chaque fois ils ont voulu déverser la haine des les rues, chauffer le pavé pour mettre la République en danger d’explosion !
Leur irresponsabilité parle pour eux ! Car il y a un seuil d’inintelligibilité politique globale en dessous duquel aucun parti politique responsable ne saurait condescendre de s’aventurer !
Auquel cas, il s’agit au mieux d’une aberration politique, au pire une désintégration politique mentale. J’assume mes mots, je connais leur sens ! Eux n’assument rien, ni leurs actes ni la vérité profonde de leurs intentions : leur AVERSION DU NOM GNASSINGBÉ, et l’EVIDENCE d’un Faurisme, c’est-à-dire d’abord un humanisme divin ! C’est-à-dire aussi une vision claire, une cohérence soutenue et constante de solutions adaptées au plus près des problèmes qui touchent notre société.
Ce qu’on aurait pu – pourquoi pas fièrement – appeler « Fabrisme » ou « Adjamagboïsme », « Apévonisme » ou même « Dossehisme » et qui correspondrait à une théorie, à une idéologie politique sérieuse n’aurait pas pu exister. Car, cela n’aurait été qu’un mirage, un désastre. D’abord par attardement de ces esprits rigides à pouvoir comprendre les exigences du monde dans lequel ils vivent, tant ils sont frappés de « convulsionnisme immobiliste », ensuite parce que ces doctrines-là n’auraient pas de principes qui les fondent dans le sens d’une ambition commune.
Tout simplement parce que chez ces gens-là l’idée même de la politique ne s’applique et ne s’apparente qu’à un certain goût amer de la politique, et à une amertume violente de l’échec qui engendre une dérive vers l’extrême opposition ou de l’opposition extrémiste. C’est-à-dire toutes les formes les plus réunies de l’intolérance.
Intolérable envers les lois de la République, intolérance envers les opinions contraires, et plus grave : UNE INSENSIBILITÉ IRRÉMÉDIABLE et IMPLACABLE envers la lutte acharnée du gouvernement contre le chômage, contre la précarité, afin de libérer définitivement l’espace des grands espoirs aux millions de Togolais qui ont foi en l’avenir ensemble dans la République.
Ce qui compte au bout du compte !
Ce qui compte pour les populations, c’est l’amélioration de leurs conditions de vie ! L’AMU, cette Assurance Maladie Universelle qui, comme un grand parapluie social, s’ouvre de plus en plus largement pour protéger, couvrir le plus de Togolais !
Ce qui importe, c’est cette conscience vive des questions essentielles qui touchent à la vie quotidienne de nos concitoyens, comme la santé, l’eau, l’électrification, la lutte contre l’inflation. Bref, le relèvement qualitatif et quantitatif du niveau de vie et des infrastructures, et que, sous l’égide du président du Conseil, le gouvernement s’ingénie à mettre en place, malgré les répercussions pernicieuses d’un monde instable et de plus en plus imprévisible et dangereux.
S’engager en politique pour le bien commun, c’est concevoir, c’est observer un peu comme un général le ferait avec ses jumelles en balayant du regard le champ de la bataille qu’il faudra bientôt livrer, et dont il est le stratège, le regard portant bien loin, en visionnaire, et ce, en ignorant les calculs politiques de ses appartenances partisanes.
Parce que s’engager ce n’est pas dénier aux autres le droit et la liberté de penser différemment ; s’engager n’est pas non plus s’enfermer dans le creuset de sa seule sensibilité ; mais recueillir : recueillir l’avis des autres. Cette nécessité se double d’une vertu essentielle pour le colloque singulier qui réunit engagement et conscience : le sens du devoir. Et ce sens du devoir, c’est la cohérence entre le raisonnement et la conclusion, entre la cause et son effet ; ce ne sont pas ces vulgates de « il n’y a qu’à », il faut que, ni des promptitudes, des emportements funestes, des complications inutiles et des oppositions stériles.
La Rédaction
