(La Nouvelle République)-Malgré un contexte tendu, les élections locales du 17 juillet 2025 au Togo se sont déroulées dans le calme. Le gouvernement avait renforcé la sécurité en mobilisant 12 000 agents au sein de la FOSEM.
Le ministre de l’Administration territoriale avait aussi mené une tournée nationale pour appeler les chefs traditionnels à promouvoir la paix et la cohésion. Ces efforts ont visé à prévenir toute tentative de perturbation du vote.
En amont du scrutin, des activistes togolais de la diaspora, regroupés dans le Mouvement du 6 juin (M66), avaient lancé des appels à manifester les 16 et 17 juillet. Ils entendaient faire obstacle au vote et dénoncer un processus jugé fermé. Ces appels n’ont pas trouvé un large écho sur le terrain.
Les opérations de vote ont démarré à 7 h sur l’ensemble du territoire. Elles se sont déroulées sans perturbation significative. La participation est restée faible, notamment à Lomé où de nombreux bureaux de vote sont restés peu fréquentés. Cette abstention semble traduire une lassitude politique et un désintérêt pour des résultats jugés prévisibles. Certaines communes ont cependant connu une mobilisation plus notable, portée par des enjeux locaux plus marqués.
Malgré une participation modérée, le gouvernement togolais doit féliciter d’avoir organisé un scrutin apaisé et sans violences. Ce bon déroulement témoigne de sa capacité à assurer la stabilité en période électorale, même sous pression. Ce message s’adresse autant à l’opinion nationale qu’à la communauté internationale.
Gabriel BLIVI
