(La Nouvelle République)-La Cour suprême a tranché. À un mois du scrutin municipal prévu pour le 17 juillet prochain, l’institution a rendu publique, en fin de semaine dernière, la liste définitive des candidatures retenues. Au total, 494 listes ont été validées par la chambre administrative, sur les 520 dossiers transmis initialement par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Parmi ces candidatures, 26 ont été écartées pour divers motifs, allant du non-respect du nombre réglementaire de candidats aux irrégularités administratives. En effet, la Cour a relevé plusieurs manquements : candidats en surnombre ou en nombre insuffisant, cas de double inscription, cartes d’électeurs en doublon, non-conformité avec les critères de nationalité, absence de paiement du cautionnement électoral, ou encore incompatibilités liées à l’âge ou à certaines fonctions exercées.
Avec cette validation, une nouvelle phase du processus électoral s’ouvre : celle de la campagne électorale officielle, qui débutera le 1er juillet pour s’étendre sur deux semaines. Une période cruciale où les partis politiques et les candidats indépendants iront à la rencontre des électeurs pour défendre leurs projets communaux.
Les enjeux de ce scrutin sont considérables. Les élections municipales déterminent non seulement la gestion locale pour les cinq prochaines années, mais reflètent également l’état de la démocratie de proximité au Togo. La bataille s’annonce donc aussi stratégique que déterminante pour les différents acteurs engagés dans la course.
Gabriel BLIVI
