(La Nouvelle République)-L’Assemblée nationale du Togo a ouvert, ce mardi 7 octobre 2025, sa deuxième session ordinaire de l’année, principalement consacrée à l’examen du budget 2026. La cérémonie d’ouverture, présidée par Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, s’est tenue au siège du Parlement en présence du président du Sénat, Barry Moussa Barqué, et de plusieurs membres du gouvernement.
Dans une atmosphère empreinte de solennité, les députés ont repris le chemin de l’hémicycle après trois mois d’intersession. Fidèles à la tradition du mois du consommer local, beaucoup d’entre eux arboraient des tenues traditionnelles, symbole de fierté nationale et d’attachement à l’identité culturelle togolaise.
Prenant la parole, Sevon-Tépé Adédzé a rappelé le rôle essentiel du Parlement dans la construction d’un Togo stable et prospère. Il a invité ses collègues à placer leurs travaux sous le signe de la foi, de la paix et du service au peuple. « Ce temps solennel où la nation confie à ses représentants la mission de transformer l’espérance en décisions », a-t-il déclaré.
Le président de l’Assemblée nationale a également mis en garde contre la désinformation sur les réseaux sociaux, qu’il a qualifiée de menace pour la cohésion et la stabilité du pays. Il a salué les efforts du Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, pour avoir maintenu la paix dans un contexte mondial marqué par l’incertitude et les crises.
Cette session budgétaire, qui s’étendra sur trois mois, sera centrée sur l’étude et l’adoption de la loi de finances 2026. M. Adédzé a exhorté les députés à une gestion rigoureuse des ressources publiques et à des choix budgétaires responsables, orientés vers l’amélioration des conditions de vie des citoyens.
Il a également insisté sur la nécessité d’un bicamérisme actif et complémentaire, garant d’une meilleure gouvernance et d’une démocratie parlementaire renforcée.
Outre les débats budgétaires, plusieurs ateliers et séminaires figurent à l’agenda parlementaire : finances publiques, inclusion sociale, autonomisation des femmes et intégration du droit international humanitaire.
Pour M. Adédzé, cette session doit permettre de « donner sa chance à chaque citoyen », qu’il soit agriculteur, artisan ou jeune diplômé, afin que le budget devienne un véritable instrument de justice et de dignité nationale.
Gabriel BLIVI
