(La Nouvelle République)- Dans leur dernière sortie, les évêques du Togo ont publié un message dans lequel ils condamnent fermement les violences enregistrées lors des manifestations des 26, 27 et 28 juin 2025. Ils dénoncent notamment un usage « disproportionné de la force » contre des manifestants, rappellent le caractère sacré de la vie humaine et appellent à la retenue ainsi qu’au respect de la vérité pour préserver la cohésion nationale.
Toutefois, ce communiqué ne fait pas mention des nombreux appels à la violence, à la haine et à la révolte lancés depuis l’étranger par certains Togolais. Ces appels, largement relayés sur les réseaux sociaux, ont incité à la désobéissance civile et à la déstabilisation du pays dans un contexte socio-politique tendu.
Cette absence de référence explicite aux discours incitant à la violence extérieure est relevée par plusieurs observateurs qui estiment que l’Église catholique, en tant que voix morale, aurait pu condamner ces incitations pour renforcer un climat d’apaisement. Certains y voient une omission qui limite la portée du message dans un contexte où la stabilité nationale est fragile.
Face à la persistance des tensions, de nombreux acteurs appellent à une parole plus inclusive et équilibrée, prenant en compte non seulement les violences sur le terrain mais aussi les tentatives d’incitation à la haine et à la déstabilisation, quelles que soient leur origine, afin de contribuer à un dialogue apaisé et constructif.
Gabriel BLIVI
