(La Nouvelle République)-La journée électorale du 17 juillet 2025 est entrée dans l’histoire politique du Togo. Pour la première fois depuis l’adoption de la Cinquième République en avril 2024, les citoyens togolais ont été appelés à élire leurs conseillers municipaux dans un climat de calme et d’engagement civique. Ce scrutin marque la première élection locale tenue sous le nouveau régime républicain.
À travers les bureaux de vote du pays, les électeurs ont répondu présents pour exercer leur droit de vote. À Pya, dans la commune Kozah 2, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a personnellement voté au bureau n°1 du Lycée Maman N’Danida, réaffirmant son attachement aux principes démocratiques et à la participation citoyenne.
Mais au-delà de l’aspect technique du vote, c’est la participation des partis d’opposition, pourtant critiques de la Cinquième République qui donne à ce scrutin une portée politique singulière. En prenant part à cette première élection locale de l’ère nouvelle, ces formations entérinent de fait le fonctionnement des nouvelles institutions, qu’elles avaient jusque-là contestées. Leur présence dans la compétition électorale traduit un choix pragmatique qui celui d’investir l’espace démocratique pour faire entendre leurs voix et défendre leurs projets au niveau local.
Cette élection, qui ouvre l’ère des collectivités locales sous la Cinquième République, symbolise ainsi une avancée dans la normalisation de la vie politique togolaise. Elle marque un tournant où le débat démocratique retrouve ses canaux institutionnels, dans un esprit d’ouverture, de pluralisme et de responsabilité partagée.
Gabriel BLIVI
