(La Nouvelle République)-Plus de 12 millions de dollars de contraceptifs (pilules, implants, préservatifs ) restent bloqués dans des entrepôts en Belgique et aux Émirats arabes unis. Initialement destinés aux femmes les plus vulnérables dans les pays pauvres, notamment en Afrique subsaharienne, ces stocks sont menacés de destruction ou de revente.
Le blocage résulte de la suspension massive des financements de l’USAID, décidée par Washington en janvier. Les États-Unis refusent désormais de couvrir les coûts de transport ou d’élimination, laissant le stock sans affectation claire.
Selon des sources du Washington Post et de Reuters, le Département d’État n’a pris aucune décision définitive, mais pencherait pour une vente plutôt qu’un don. Une position critiquée, alors que l’urgence humanitaire reste forte dans plusieurs régions.
Des discussions sont en cours avec des pays bénéficiaires, des ONG et l’entreprise Chemonics, chargée de la logistique pour USAID. Toutefois, la moitié des contraceptifs ont une durée de vie trop courte pour répondre aux normes d’importation habituelles.
Outre le gâchis humanitaire, leur destruction coûterait près de 200 000 dollars. Pendant ce temps, des millions de femmes restent sans accès à la contraception, exposées à des risques de grossesses non désirées et à une précarité accrue.
Gabriel BLIVI
