(La Nouvelle République)-La région des Savanes, au nord du Togo, subit depuis le début de l’année une recrudescence inquiétante des attaques terroristes, notamment entre mai et juin où quinze attaques ont été enregistrées. Selon le ministre togolais des Affaires étrangères, Professeur Robert Dussey, ces violences ont causé la mort de soixante-deux personnes, dont cinquante-quatre civils et huit membres des forces de défense et de sécurité. Une situation qui illustre l’intensification de la menace dans cette zone sensible, à la frontière avec le Burkina Faso.
Sur le terrain, les Forces de défense et de sécurité (FDS) font preuve d’un courage remarquable. Depuis la première attaque enregistrée dans la nuit du 9 au 10 novembre 2021 à Sanloaga, dans la préfecture de Kpendjal, les soldats togolais veillent sans relâche. Ils ont réussi à repousser plusieurs assauts violents, souvent menés par des groupes armés lourdement équipés. Leur professionnalisme et leur détermination ont permis de limiter les pertes humaines, tout en assurant une présence rassurante pour les populations.
Pour faire face à cette menace persistante, l’État togolais a considérablement renforcé ses dispositifs de sécurité. Toujours selon Prof. Dussey, huit mille soldats ont été déployés dans la région des Savanes. En complément, un état d’urgence sécuritaire est en vigueur depuis 2022, offrant un cadre légal renforcé pour les opérations militaires. Ces mesures traduisent l’engagement constant du président Faure Essozimna Gnassingbé, qui fait de la protection des citoyens une priorité nationale.
Au-delà de la réponse militaire, le gouvernement togolais poursuit également ses efforts en matière de cohésion sociale et de développement local, afin de couper l’herbe sous le pied aux groupes extrémistes. Dans cette épreuve, le peuple togolais fait preuve d’une résilience admirable, soutenu par des institutions engagées et des forces de défense aguerries. Le Togo reste debout, résolu à préserver sa paix et son intégrité territoriale.
Gabriel BLIVI
