(La Nouvelle République)-Le mouvement citoyen « Les Sentinelles du Peuple » a réagi à une lettre ouverte le mettant en cause, en apportant des précisions sur sa mission et son engagement. À travers un communiqué, il a tenu à rappeler que son action s’inscrit dans le cadre de la Constitution togolaise et de la défense de l’État de droit.
Le mouvement insiste sur le fait que son socle juridique repose sur des dispositions claires de la Constitution. L’article 45 est ainsi invoqué pour souligner que tout citoyen a le devoir de s’opposer à toute tentative de déstabilisation de l’ordre démocratique. L’article 48, de son côté, rappelle l’obligation de chaque Togolais à respecter les droits et libertés de ses concitoyens.
« En tant que vigilant du bien-public, notre mouvement agit avec la conviction que la défense de la démocratie exige une vigilance citoyenne active et responsable », précise le communiqué. Pour « Les Sentinelles du Peuple », il s’agit d’une mission collective qui dépasse les simples appartenances politiques.
Le texte met également en garde contre l’anonymat des auteurs de la lettre ouverte. Selon le mouvement, une critique constructive doit être assumée par des signataires clairement identifiés, afin de favoriser un débat transparent et crédible avec les institutions de la République.
Sur le plan sécuritaire, le mouvement rappelle son point de presse du 29 août dernier, au cours duquel ses leaders avaient alerté sur la gravité de la situation. La mise à prix de la tête du président du conseil a été qualifiée de « signal alarmant », nécessitant une mobilisation accrue des citoyens pour défendre la stabilité du pays.
Les Sentinelles retracent également leur histoire, rappelant que le mouvement est né en 2017 d’un regroupement d’associations de jeunes légalement constituées. Son objectif initial était de promouvoir la veille citoyenne et de protéger les populations victimes de violences, face aux menaces posées à l’époque par certains activistes proches du PNP et de la C14.
Face aux accusations dont elles font l’objet, les Sentinelles appellent à être considérées non pas comme un facteur de trouble, mais comme un partenaire dans la consolidation de la paix et de la démocratie. Le mouvement réaffirme son engagement à travailler avec les institutions et l’ensemble des citoyens pour préserver l’unité nationale.
En conclusion, le communiqué accuse le mouvement M66 de ne pas œuvrer pour un changement démocratique, mais plutôt de soutenir des forces cherchant à renverser les institutions par la violence. Les Sentinelles appellent ainsi le gouvernement à identifier leurs complices au niveau national et international afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice.
Gabriel BLIVI
