(La Nouvelle République)-L’accès à l’eau potable occupe une place centrale dans les politiques publiques au Togo. Les autorités en ont fait un axe prioritaire, à travers des investissements dans les infrastructures hydrauliques et l’extension progressive des réseaux de distribution, afin d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Les eaux issues des fleuves, nappes ou lagunes présentent souvent des risques sanitaires importants lorsqu’elles ne sont pas traitées. Elles peuvent contenir des agents pathogènes, des substances chimiques ou des résidus polluants susceptibles de provoquer des maladies hydriques telles que le choléra, la typhoïde ou des infections diarrhéiques.
Pour répondre à cet enjeu, les stations de traitement jouent un rôle essentiel. Grâce à des procédés de filtration, de désinfection et de contrôle qualité, elles transforment l’eau brute en une ressource potable et sécurisée. Ce dispositif contribue à réduire les risques sanitaires tout en assurant une distribution régulière de l’eau.
Au Togo, plusieurs infrastructures structurent ce système, notamment la station de Cacavéli dans le Grand Lomé, ainsi que celles d’Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong. En complément des grandes installations, des stations décentralisées ont été développées pour rapprocher l’eau potable des populations rurales et périurbaines. Cette combinaison a permis une amélioration notable de l’accès à l’eau, passé d’environ 47 % en 2014 à plus de 70 % en 2025, confirmant le rôle stratégique de ces infrastructures dans le développement sanitaire et social du pays.
La Rédaction
