(La Nouvelle République)-Le Togo prend une part active à la 7ᵉ édition du Forum sous-régional de la jeunesse sur la paix, la sécurité et les droits de l’Homme ouverte depuis le 12 août 2026 dans la ville de Bouaké en Côte d’Ivoire. Une délégation de 15 personnes représente le pays à cette rencontre qui réunit des jeunes de 18 pays. Au-delà de sa présence, la délégation togolaise participe directement aux échanges et aux panels de haut niveau.

Pour Aimé Lalle, chef de la délégation, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de l’engagement du Togo au sein du Réseau Ouest Africain pour la Paix et les Droits de l’Homme (ROAPDH). « Nous avons eu la chance de faire partie des pays initiateurs du réseau et, en même temps, de venir représenter le Togo parmi les 18 pays qui participent à ce forum », souligne-t-il.
Une présence active dans les débats
La délégation compte trois panélistes et deux modérateurs, dont une femme. Une implication qui permet aux représentants togolais de partager leurs expériences et leurs compétences avec les autres participants. « Nous avons partagé nos connaissances, nos pratiques, nos compétences et ce que nous pensons pouvoir être utile à la jeunesse africaine tout entière », explique Aimé Lalle.
Intervenant dans le panel consacré à l’inclusion des femmes dans les processus de paix et de sécurité, le chef de la délégation togolaise a porté un message axé sur l’inclusion. « La paix ne se décrète pas, la paix se vit », affirme-t-il, estimant qu’une paix durable passe par la prise en compte des besoins et des opinions de toutes les composantes de la société.
Il a invité les jeunes à redoubler d’efforts pour faire de cette inclusion une réalité. « Toutes les idées doivent être portées vers le maintien de la paix, vers la construction de la paix et vers la conservation de la paix », a-t-il insisté.

Le Togo mise sur le partage d’expériences
Pour Aimé Lalle, la diversité des délégations constitue une richesse pour le forum. La confrontation des cultures, des pratiques et des expériences doit permettre de renforcer la compréhension entre les peuples et de dégager des réponses communes aux défis sécuritaires.
La participation togolaise réflète ainsi une volonté de contribuer aux réflexions régionales tout en valorisant les expériences du pays. À Bouaké, le Togo nourrit l’ambition de faire de la jeunesse un acteur de dialogue, d’inclusion et de stabilité, dans un contexte ouest-africain où les réponses aux défis sécuritaires nécessitent de plus en plus une approche collective.
Gabriel BLIVI (Depuis Bouaké)
