(La Nouvelle République)-Jeudi soir, les projecteurs des Folies Bergère se sont braqués sur des parcours venus de toute l’Afrique. Dans cette salle parisienne chargée d’histoire, la Togolaise Dr Kayi Dogbé a reçu les honneurs de la première édition des Africa Next Awards, au milieu d’une centaine de lauréats représentant 35 pays.
Derrière cette récompense, il y a une trajectoire qui ne se résume pas à un seul métier. Juriste de formation, docteure en droit public et enseignante-chercheuse à l’Université de Lomé, Kayi Dogbé s’est progressivement investie dans des initiatives touchant à l’entrepreneuriat, à la citoyenneté et surtout à l’épanouissement de la jeunesse.
Une proximité avec la jeunesse
Cette présence auprès des jeunes prend notamment corps dans ses activités d’accompagnement et de formation. Elle accorde une attention particulière aux jeunes femmes, avec le Salon International de l’Entrepreneuriat Féminin (SIEF) comme l’une des initiatives emblématiques de cet engagement.
Dans cet univers où beaucoup de projets peinent encore à trouver un accompagnement durable, elle choisit de mettre son expérience et ses compétences au service de ceux qui entreprennent. Cette disponibilité lui a progressivement valu le surnom de « marraine du peuple ».
À Paris, la distinction reçue vient donner un écho international à cette histoire. Elle met en lumière une Togolaise dont l’action se construit au croisement de la transmission du savoir, de l’initiative privée et de l’engagement citoyen.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
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