La lutte contre la pollution plastique ne peut reposer sur l’action d’un seul acteur. Pour le président de l’Assemblée nationale, Pr Komi Selom Klassou, la réponse doit réunir les institutions publiques, les collectivités territoriales, le Parlement, les entreprises et les citoyens. Il l’a rappelé vendredi 2 octobre à Lomé, à l’ouverture d’un séminaire consacré au corpus législatif sur la pollution plastique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).
Devant les participants, le président de l’Assemblée nationale a appelé à une mobilisation coordonnée face à un problème qui touche les sols, les cours d’eau et le littoral. « En vue de juguler ce fléau qu’est la pollution plastique, les représentants du peuple et ceux des territoires, les pouvoirs publics et les organisations de la société civile doivent travailler de concert », a-t-il déclaré.
Pour Selom Komi Klassou, chaque catégorie d’acteurs doit assumer une responsabilité précise. L’État doit définir les orientations, tandis que le Parlement doit assurer la cohérence et la continuité de la loi. Les collectivités territoriales sont appelées à agir sur le terrain, pendant que les entreprises peuvent contribuer à travers l’innovation et que les citoyens doivent participer au changement des pratiques.
Le président de l’Assemblée nationale a ainsi défendu une approche dépassant la seule gestion des déchets. La réduction de la pollution plastique suppose également une action collective sur les comportements, les mécanismes de production et les modes de consommation.
Pendant deux jours, parlementaires, élus locaux, experts, organisations non gouvernementales et représentants de la société civile se penchent sur les difficultés rencontrées dans l’application du cadre légal togolais et sur les moyens de l’adapter aux nouveaux enjeux.
Pour Selom Komi Klassou, cette concertation doit permettre de mieux articuler les responsabilités afin de construire une réponse durable à la pollution plastique.
