(La Nouvelle République)-Le ministère de l’Éducation nationale donne une nouvelle orientation aux activités parascolaires. Dans une note circulaire n°028/2026/MEN/CAB/SG, datée du 14 octobre 2026, le ministre Mama Omorou annonce la transformation de la traditionnelle semaine culturelle en « Semaine scientifique, technologique et culturelle ». Cette réforme vise à renforcer les apprentissages pratiques, la créativité et la découverte des métiers.
La nouvelle formule repose sur trois composantes complémentaires : scientifique, technologique et culturelle, artistique et sportive. Le volet scientifique prévoit notamment des expériences, des expositions, des concours et des défis de résolution de problèmes. La composante technologique met l’accent sur la programmation, la robotique, les démonstrations numériques, la fabrication de prototypes et les projets d’innovation.
Les activités culturelles et sportives restent au programme, avec la musique, la danse, le théâtre, les traditions nationales, les compétitions de génie en herbe et les championnats interclasses.
Les apprenants au cœur de la réforme
Le ministère entend faire de cette semaine un véritable espace d’expérimentation et de valorisation des talents. Les élèves sont encouragés à concevoir et réaliser des projets individuellement ou en équipe, avec l’accompagnement des enseignants. Les chefs d’établissement devront élaborer des programmes adaptés aux réalités de leurs structures.
La circulaire encourage également l’ouverture des écoles aux universités, aux centres de formation professionnelle, aux entreprises, aux collectivités territoriales et aux personnes-ressources, y compris les membres de la diaspora disposant de compétences pertinentes.
Cette collaboration doit aider les apprenants à mieux connaître les métiers, les formations et les possibilités d’insertion professionnelle.
Les activités devront respecter les règles de sécurité et être adaptées à l’âge des élèves ainsi qu’aux ressources disponibles. Les directeurs régionaux de l’éducation et les chefs d’inspection sont chargés d’accompagner et de suivre la mise en œuvre de cette réforme.
Gabriel BLIVI
