(La Nouvelle République)-L’Assemblée nationale a ouvert, mardi 6 octobre 2026, sa deuxième session ordinaire de l’année. Cette session, à caractère budgétaire, sera notamment marquée par l’examen du budget de l’État, de 16 projets de loi ainsi que par la poursuite du travail législatif et du contrôle de l’action gouvernementale.
La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence du président du Sénat, des membres du gouvernement, des responsables des institutions de la République, des représentants du corps diplomatique et des organisations internationales, ainsi que des autorités administratives et locales.
Cette reprise intervient après la suspension des travaux parlementaires le 25 août dernier. À cette occasion, le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a rappelé que l’intersession n’avait pas interrompu le contact des députés avec les populations.
« Si notre calendrier de fonctionnement institutionnel actuel prévoit des intersessions, nos concitoyens, eux, ne prévoient guère de pause dans leur sollicitation légitime », a-t-il déclaré.
Huit textes examinés lors de la première session
La nouvelle session s’ouvre après une période parlementaire marquée par plusieurs travaux législatifs. Selon le bilan présenté à l’ouverture, huit textes ont été examinés lors de la première session ordinaire, tandis que onze textes de loi ont été étudiés au cours de la session extraordinaire qui a suivi.
Ces travaux ont notamment concerné les droits des personnes handicapées, la protection de l’environnement, la prévention des pollutions maritimes, l’indemnisation des dommages causés par les hydrocarbures, la sûreté nucléaire et la gestion des déchets radioactifs.
La conservation de la biodiversité marine, la protection des aires naturelles, le renforcement des juridictions commerciales et l’adhésion à la Convention supprimant l’exigence de légalisation des actes publics étrangers ont également figuré parmi les sujets législatifs évoqués.

Le budget 2027 au centre des travaux
La deuxième session ordinaire revêt une importance particulière en raison de son caractère budgétaire. Les députés devront examiner les prévisions financières et les choix d’affectation des ressources publiques, parallèlement aux 16 projets de loi annoncés au programme de la session.
Pour Komi Selom Klassou, l’enjeu porte également sur l’efficacité de la dépense publique. « Tout moyen engagé appelle une justification. Toute justification doit pouvoir être confrontée à un résultat tangible », a-t-il souligné.
L’examen budgétaire devrait ainsi porter sur les priorités retenues, les arbitrages opérés et la capacité des administrations à transformer les crédits votés en réalisations concrètes. L’éducation, la santé, les infrastructures et les besoins des collectivités territoriales ont notamment été cités dans le discours d’ouverture.

Au-delà du budget et des textes inscrits à l’ordre du jour, la session sera également consacrée au contrôle de l’action gouvernementale. L’Assemblée nationale entend par ailleurs renforcer sa diplomatie parlementaire et poursuivre la modernisation de son administration. Une rencontre de haut niveau réunissant 43 parlements africains est notamment annoncée à Lomé en novembre.
La deuxième session ordinaire de 2026 s’installe ainsi avec un agenda dominé par le budget de l’État, mais également par l’examen de plusieurs textes législatifs et les enjeux liés à l’efficacité de l’action publique.
Gabriel BLIVI
