(La Nouvelle République)-Les traditions spirituelles africaines seront au cœur d’un nouveau rendez-vous culturel en janvier 2027 à Aného. Pour ses vingt ans d’existence, le Festival des divinités noires entend réunir des communautés attachées aux pratiques ancestrales, avec une ouverture sur d’autres héritages culturels issus de la diaspora.
L’Association ACOFIN, initiatrice de l’événement depuis 2006, a donné le coup d’envoi des préparatifs lors d’une cérémonie organisée à Glidji. La rencontre a enregistré la présence du ministre chargé des Arts, de la Culture et du Tourisme, Isaac Tchiakpé, de l’ambassadeur du Brésil au Togo, Luis Gomez, ainsi que de représentants des autorités traditionnelles et administratives.
Le Togo, la Côte d’Ivoire et le Brésil à l’honneur
L’édition 2026-2027 mettra en relation les traditions de la forêt sacrée de Glidji et celles des bois sacrés du Poro de Kouto, en Côte d’Ivoire. Kouto et la Côte d’Ivoire sont annoncées comme invités d’honneur, tandis que le Brésil figure également parmi les pays invités.
La programmation prévoit notamment une parade de prêtresses liées aux 41 divinités du panthéon Guin. Des représentants de couvents et de sociétés initiatiques, venus du Togo et de la diaspora, sont également attendus.
Au-delà des cérémonies, cette édition veut donner une visibilité aux pratiques spirituelles et aux savoirs transmis entre générations. Elle offre aussi un espace de rencontre entre différentes communautés autour de leurs héritages culturels.
Gabriel BLIVI
