(La Nouvelle République)-Les marchés togolais, particulièrement animés à l’approche des fêtes de fin d’année, inspirent Gbandjo, liquidation, une création de l’Oriki Theatre Band qui mêle humour et critique sociale. Écrite et mise en scène par Hubert Madôhona Arouna, la pièce entraîne le public dans un univers de rivalités commerciales et de comportements parfois contestables.
L’intrigue oppose Sandrine et Deby, deux anciennes amies devenues concurrentes. Les manœuvres de Djakpata Koffi, un commerçant peu scrupuleux, compliquent davantage leurs relations. À travers ces personnages, la pièce expose les tensions qui peuvent surgir dans les activités commerciales.
Le rire pour sensibiliser
La création aborde plusieurs problèmes sociaux, notamment la vente de produits périmés sous couvert de soldes, la corruption, les abus d’autorité, les commérages et les dérives sur les réseaux sociaux. Le spectacle invite ainsi à réfléchir aux responsabilités des commerçants et des citoyens.
La pièce met également à l’honneur le wax hollandais, lié à l’histoire des célèbres Nana Benz et à l’identité commerciale togolaise. Six comédiens et deux musiciens participent à cette création qui associe le mina, le français et les codes du théâtre populaire.
Fondée en 2007 à Lomé, l’Oriki Theatre Band poursuit son exploration des réalités sociales à travers la scène. D’une durée d’une heure trente, Gbandjo, liquidation transforme les scènes du marché en matière théâtrale.
La présentation de la pièce a eu lieu le vendredi 2 octobre 2026 à 15 heures, au cabinet du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts.
Gabriel BLIVI
