(La Nouvelle République)-Au Togo, les filières ananas, mangue et soja sont concernées par les efforts de structuration des organisations professionnelles agricoles. Avec l’appui du Programme de promotion de la compétitivité du secteur privé (ProComp), les autorités cherchent à améliorer la gouvernance des interprofessions, à encadrer les relations commerciales et à renforcer la compétitivité des acteurs.
Du 10 au 12 novembre 2025, un atelier a permis d’examiner des projets de textes juridiques encadrant les interprofessions et les relations contractuelles dans cinq filières : ananas, mangue, soja, maïs et manioc. Le 9 février 2026, les travaux se sont poursuivis avec la révision des critères d’adhésion aux organisations professionnelles. Des formations ont également préparé les techniciens à l’actualisation des bases de données des acteurs.
Des filières à fort potentiel économique
Les chiffres de la filière mangue illustrent les enjeux de cette démarche. Selon les données publiées par le portail officiel de la République togolaise, la production a atteint 35 569 tonnes en 2025, contre 34 450 tonnes en 2024. Les volumes commercialisés sont estimés à 32 500 tonnes, pour une valeur évaluée à 8,1 milliards de FCFA. Les exportations ont représenté environ 4 925 tonnes, comprenant des fruits frais et des produits transformés.
Dans la filière ananas, les données historiques du ministère de l’Agriculture faisaient état d’une production de 30 149 tonnes en 2019, contre 27 000 tonnes en 2017.
Des résultats pour les entreprises
À l’échelle du programme, la GIZ indiquait en mars 2025 avoir accompagné 200 très petites, petites et moyennes entreprises agroalimentaires. Les entreprises soutenues ont également contribué à la création de 871 emplois, dont 453 occupés par des femmes.
Mis en œuvre par la GIZ et cofinancé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, le ProComp vise à améliorer l’organisation des filières, l’accès au financement et les débouchés commerciaux. L’enjeu est de transformer ces efforts en retombées concrètes pour les producteurs, les transformateurs et les entreprises togolaises.
Gabriel BLIVI
