(La Nouvelle République)-Les pesticides sont des outils importants pour protéger les cultures contre les ravageurs. Mais leur utilisation impose des exigences de contrôle afin de limiter les risques pour la santé humaine et l’environnement. Au Togo, cette question se pose aussi bien au niveau des champs que de la commercialisation des produits phytosanitaires.
À Lomé, la 6ᵉ session ordinaire du Comité ouest-africain d’homologation des pesticides (COAHP), couplée à sa 2ᵉ session d’homologation, réunit des experts jusqu’au 17 octobre 2026. Les travaux portent notamment sur l’évaluation des dispositifs nationaux, l’examen du programme annuel de travail et le suivi des recommandations précédentes.
Renforcer la surveillance des produits
Au Togo, le Comité national de gestion des pesticides, opérationnel depuis 2017, a permis l’homologation de 261 produits, selon les chiffres présentés lors de l’ouverture des travaux. Ce dispositif vise à encadrer la commercialisation et l’utilisation des pesticides.
L’enjeu dépasse toutefois l’autorisation de mise sur le marché. La protection des consommateurs dépend également du respect des doses recommandées, des conditions d’application dans les champs et du contrôle des résidus susceptibles de subsister dans les denrées alimentaires.
La coopération régionale entre le CILSS, la CEDEAO et l’UEMOA doit contribuer à harmoniser les règles d’homologation et à renforcer les mécanismes de contrôle. La sensibilisation des producteurs et le suivi des produits commercialisés demeurent essentiels pour réduire les risques sanitaires et environnementaux.
De la production agricole à la consommation, l’efficacité de ces mesures repose sur la coordination des autorités, des professionnels agricoles et des organismes de contrôle.
Gabriel BLIVI
