(La Nouvelle République)- Prévenir le mariage des enfants passe aussi par l’éducation des filles, l’écoute des parents et un meilleur accompagnement des adolescentes. C’est le message porté par SOS Villages d’Enfants, programme d’Atakpamé, lors d’une séance de sensibilisation organisée à Akpaka dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de la fille (JIF), célébrée chaque 11 octobre.
Placée sous le thème « Mettre fin au mariage des enfants et investir dans les droits des filles », cette activité s’inscrit dans le cadre du projet FaCofPe (Familles et Communautés Fortes pour la Protection de l’Enfant). Elle a réuni parents et adolescentes autour des responsabilités familiales et communautaires dans la protection des filles.
Les échanges ont notamment porté sur le rôle des parents pendant la puberté, une étape de la vie caractérisée par des changements physiques et comportementaux pouvant parfois créer des incompréhensions au sein des familles.
Face à ces défis, les parents ont été invités à privilégier l’écoute, le dialogue et un encadrement adapté aux besoins de leurs filles. L’objectif est de consolider la confiance entre parents et adolescentes afin de leur offrir un environnement familial favorable à leur épanouissement et à leur protection.
Cette approche met en évidence la place centrale de la famille dans la prévention du mariage des enfants. Un accompagnement parental attentif peut aider les jeunes filles à faire face aux pressions sociales et à poursuivre leur parcours scolaire ou professionnel.
Les adolescentes ont également été sensibilisées à l’importance de leur éducation et de leur apprentissage. Elles ont été encouragées à rester concentrées sur leurs études, à développer leurs compétences et à entretenir des relations fondées sur le respect et le dialogue avec leurs parents.

Les adolescentes ont également été sensibilisées à l’importance de leur éducation et de leur apprentissage. Elles ont été encouragées à rester concentrées sur leurs études, à développer leurs compétences et à entretenir des relations fondées sur le respect et le dialogue avec leurs parents.
La communicatrice les a particulièrement invitées à éviter les attitudes de défiance susceptibles de fragiliser les relations familiales pendant la puberté. Au-delà de ces conseils, l’accent a été mis sur la nécessité de maintenir un dialogue entre générations pour mieux traverser cette période de transition.
L’éducation et l’apprentissage constituent en effet des moyens importants pour renforcer les capacités des filles, favoriser leur autonomie et leur ouvrir davantage de perspectives d’avenir. Leur protection exige toutefois un engagement partagé entre les adolescentes, leurs familles et les communautés.
À Akpaka, cette initiative rappelle que la lutte contre les mariages précoces ne peut se limiter à des actions ponctuelles de sensibilisation. Elle nécessite une mobilisation durable des familles et des acteurs communautaires pour promouvoir les droits de l’enfant, soutenir la scolarisation des filles et prévenir les pratiques susceptibles de compromettre leur développement.
À travers le projet FaCofPe, SOS Villages d’Enfants, programme d’Atakpamé, entend ainsi contribuer au bien-être des communautés ciblées en mettant l’accent sur la protection de l’enfance et le renforcement des capacités des familles.
Le message essentiel de cette rencontre est de protéger les filles; c’est aussi les écouter, les accompagner et leur donner les moyens de poursuivre leur éducation afin qu’elles puissent choisir et construire leur avenir à l’abri du mariage précoce.
Jean-Marc Ashraf Edron