(La Nouvelle République)-Promoteur du Journal du Phoenix et de La WebTV du Phoenix, Xana Komla SADJO-HETSU poursuit son engagement dans le paysage médiatique togolais avec le développement de l’audiovisuel numérique. Fort de plus de 500 000 abonnés sur TikTok à travers son compte XanaLePhoeniX, il ambitionne de proposer une information rigoureuse, accessible et proche des préoccupations citoyennes. Dans cet entretien accordé à La Nouvelle République, il revient sur les ambitions de la WebTV, sa ligne éditoriale, ses programmes, les enjeux d’indépendance des médias numériques et la place qu’il entend accorder aux jeunes talents.
La Nouvelle République : Le lancement de La WebTV du Phoenix marque une nouvelle étape dans votre parcours médiatique. Que représente cette initiative pour vous ?
Xana Komla SADJO-HETSU : Le lancement de La WebTV du Phoenix représente à la fois une grande satisfaction et une responsabilité supplémentaire. C’est l’aboutissement d’un travail de réflexion et de préparation destiné à répondre aux nouvelles habitudes de consommation de l’information. Aujourd’hui, les citoyens veulent accéder rapidement à l’actualité, mais ils souhaitent également comprendre les faits, leurs causes et leurs conséquences. Notre ambition est de proposer un média audiovisuel numérique professionnel, crédible et utile, capable d’informer, d’expliquer et de contribuer au débat public.
La Nouvelle République : Pourquoi avoir choisi de vous lancer dans la télévision sur le web ?
Xana Komla SADJO-HETSU : Le numérique transforme profondément les pratiques médiatiques. Les publics, notamment les jeunes, utilisent de plus en plus les plateformes numériques pour s’informer. Il était donc important de nous adapter à cette évolution en développant un support audiovisuel complémentaire à la presse écrite et en ligne.
La WebTV offre plusieurs possibilités : diffuser des journaux d’information, réaliser des entretiens, organiser des débats, produire des magazines et proposer des contenus pédagogiques. Elle permet aussi de donner davantage de place à l’image, à la parole des acteurs et à l’explication des faits. Nous voulons tirer parti de ces possibilités sans perdre de vue les exigences fondamentales du journalisme : la rigueur, la vérification et le respect du public.
La Nouvelle République : Comment La WebTV du Phoenix s’articule-t-elle avec Le Journal du Phoenix ? Quelles sont les garanties administratives de ces deux médias ?
Xana Komla SADJO-HETSU : Le Journal du Phoenix et La WebTV du Phoenix sont deux supports complémentaires qui poursuivent un même objectif : informer le public avec sérieux et contribuer à une meilleure compréhension de l’actualité.
Le Journal du Phoenix, accessible sur www.lejournalduphoenix.tg, dispose d’un récépissé délivré par la Haute Autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC). Pour sa part, La WebTV du Phoenix, accessible sur www.lawebtvduphoenix.tg, dispose d’une autorisation d’installation délivrée par cette même institution.
Nous développons ainsi une présence médiatique qui associe l’écrit, l’audiovisuel et les réseaux sociaux. Notre compte TikTok, XanaLePhoeniX, rassemble déjà plus de 500 000 abonnés. Cette communauté constitue un espace important d’échanges avec le public, mais également un défi en matière de responsabilité éditoriale.
La Nouvelle République : Quelle sera la ligne éditoriale de La WebTV du Phoenix ? Comment comptez-vous vous distinguer dans un environnement numérique très concurrentiel ?
Xana Komla SADJO-HETSU : Notre ligne éditoriale repose sur la rigueur de l’information, la clarté de l’explication et la responsabilité dans le traitement de l’actualité. Nous voulons couvrir les sujets nationaux, les politiques publiques, l’économie, les questions sociales, la culture, ainsi que les enjeux africains et internationaux.
Notre différence doit se trouver dans notre capacité à aller au-delà de la simple diffusion des faits. Il ne suffit pas d’annoncer une décision ou de rapporter un événement. Il faut aussi aider le public à comprendre pourquoi cette décision a été prise, comment elle est mise en œuvre et quelles peuvent être ses conséquences sur la vie des citoyens.
Nous voulons également privilégier une approche pédagogique et de proximité. L’actualité doit être présentée dans un langage accessible, sans sacrifier la précision. Enfin, nous souhaitons accorder une place aux réalités locales, aux initiatives citoyennes et aux sujets qui concernent directement les populations.
La Nouvelle République : Votre compte TikTok compte plus de 500 000 abonnés. Comment cette communauté influencera-t-elle le développement de la WebTV ?
Xana Komla SADJO-HETSU : Cette communauté représente un acquis important, mais aussi une responsabilité. Elle témoigne de l’intérêt du public pour les contenus que nous proposons et nous donne une indication sur les sujets qui suscitent des réactions.
Nous voulons entretenir cette proximité avec les internautes en leur proposant des contenus adaptés aux plateformes numériques, tout en les orientant vers des formats plus approfondis sur La WebTV du Phoenix. Les vidéos courtes permettent de capter l’attention et de présenter rapidement une information. Les émissions, les entretiens et les débats offrent ensuite la possibilité d’approfondir les sujets.
Il faut toutefois rappeler que le nombre d’abonnés ne saurait être le seul indicateur de réussite d’un média. La confiance, la qualité du traitement de l’information et la fidélité du public sont tout aussi importantes. Notre objectif est de construire une communauté engagée, capable de s’informer, de poser des questions et de participer à des échanges responsables.
La Nouvelle République : Quels types de programmes les téléspectateurs pourront-ils retrouver sur La WebTV du Phoenix ?
Xana Komla SADJO-HETSU : Nous prévoyons une programmation diversifiée, articulée autour de plusieurs formats. Il y aura des journaux d’information, des chroniques, des interviews, des débats et des magazines consacrés à différents sujets d’intérêt public.
Nous entendons également développer des contenus sur l’entrepreneuriat, la jeunesse, l’éducation, la culture et le développement local. Ces thématiques permettent de valoriser les initiatives, de donner la parole aux acteurs de terrain et de présenter des expériences susceptibles d’inspirer d’autres personnes.
Nous proposerons aussi des formats courts destinés aux réseaux sociaux, sans négliger les émissions plus approfondies. L’objectif est de répondre à différents besoins : s’informer rapidement, comprendre une question d’actualité ou suivre un échange de fond. La programmation devra rester cohérente avec notre ligne éditoriale et les moyens dont nous disposons.
La Nouvelle République : Dans un contexte où l’indépendance des médias est régulièrement évoquée, comment comptez-vous préserver votre liberté éditoriale, notamment dans vos relations avec les institutions ?
Xana Komla SADJO-HETSU : L’indépendance éditoriale est un principe essentiel. Elle suppose que le traitement de l’information soit guidé par les faits, l’intérêt du public et les règles professionnelles, et non par des pressions extérieures.
Nous voulons appliquer des méthodes de travail fondées sur la vérification des informations, la distinction entre les faits et les opinions, ainsi que la prise en compte de points de vue pertinents lorsque le sujet le nécessite. Le pluralisme et l’esprit critique sont indispensables à la crédibilité d’un média.
Les institutions publiques font partie des sources d’information. Leurs décisions, leurs activités et leurs annonces peuvent légitimement être relayées lorsqu’elles présentent un intérêt pour la population. Mais le rôle d’un média ne se limite pas à reproduire des communications officielles. Il doit aussi expliquer les enjeux, replacer les informations dans leur contexte et permettre au public de mieux comprendre les politiques menées.
Notre ambition est donc de construire des relations professionnelles avec les institutions et les autres acteurs, tout en préservant notre capacité d’analyse et notre responsabilité envers les citoyens.
La Nouvelle République : Le développement d’un média audiovisuel numérique nécessite des moyens techniques, humains et financiers. Quel modèle économique envisagez-vous ?
Xana Komla SADJO-HETSU : La viabilité économique est une question importante pour tout média qui veut s’inscrire dans la durée. Nous devons maîtriser les coûts, organiser efficacement le travail et rechercher des ressources diversifiées.
La publicité peut contribuer au financement de nos activités. Nous pouvons également développer des prestations de production audiovisuelle et établir des partenariats transparents avec des acteurs intéressés par nos services ou nos contenus.
Cependant, la recherche de ressources ne doit pas compromettre notre indépendance éditoriale. Il est essentiel de distinguer les responsabilités commerciales des décisions rédactionnelles. Un partenariat ne doit pas dicter le traitement d’un sujet ni empêcher le média d’exercer son rôle d’information.
Nous voulons construire progressivement un modèle économique réaliste, adapté à notre environnement et capable de soutenir la production régulière de contenus de qualité.
La Nouvelle République : Quelle place souhaitez-vous accorder aux jeunes talents dans ce projet ?
Xana Komla SADJO-HETSU : La WebTV doit également être un espace de découverte et de valorisation des compétences. Nous souhaitons donner leur chance aux jeunes qui s’intéressent au journalisme, à la présentation, à la production audiovisuelle, au montage et aux métiers du numérique.
Le secteur médiatique évolue rapidement et nécessite des profils capables de maîtriser les outils techniques tout en respectant les principes professionnels. Il ne suffit pas de savoir filmer ou publier une vidéo. Il faut également apprendre à vérifier une information, à préparer une interview, à structurer un sujet et à s’adresser au public avec responsabilité.
Nous voulons encourager les talents, favoriser l’apprentissage par la pratique et permettre aux jeunes de participer à la production de contenus. Leur créativité et leur maîtrise des plateformes numériques peuvent contribuer au développement du média, à condition d’être accompagnées par une exigence de qualité.
La Nouvelle République : Quels sont aujourd’hui les principaux défis de La WebTV du Phoenix et quelle vision avez-vous de son évolution dans les cinq prochaines années ?
Xana Komla SADJO-HETSU : Les défis sont nombreux. Il faut assurer une production régulière, maintenir un niveau de qualité constant et disposer de ressources techniques, humaines et financières suffisantes. Il faut également fidéliser le public dans un environnement où les contenus circulent rapidement et où l’attention des internautes est très sollicitée.
La crédibilité se construit dans la durée. Elle dépend de la cohérence de la ligne éditoriale, de la qualité des contenus et de la confiance que le public accorde au média.
À l’horizon des cinq prochaines années, nous voulons faire de La WebTV du Phoenix un média audiovisuel numérique crédible, reconnu au Togo et au-delà de nos frontières. Nous souhaitons renforcer nos capacités de production, diversifier nos programmes et développer des collaborations avec d’autres médias africains.
Cette ouverture permettra de mieux faire connaître les réalités togolaises, mais aussi de traiter les enjeux africains dans une perspective plus large. Notre ambition est de participer à un paysage médiatique numérique professionnel, dynamique et attentif aux préoccupations des citoyens.
La Nouvelle République : Quel message souhaitez-vous adresser aux Togolais qui vous suivent et à ceux qui découvriront La WebTV du Phoenix ?
Xana Komla SADJO-HETSU : J’invite les Togolais à découvrir La WebTV du Phoenix, à suivre nos programmes et à prendre part aux échanges que nous souhaitons instaurer avec le public. Nous sommes ouverts aux observations, aux critiques constructives et aux propositions qui peuvent nous aider à améliorer notre travail.
Un média se développe aussi grâce à la confiance et à la participation de son audience. Nous devons rester à l’écoute des citoyens, traiter leurs préoccupations avec sérieux et leur proposer des contenus utiles.
Notre mission est d’informer, d’analyser et de contribuer à une meilleure compréhension de l’actualité. Nous voulons placer le citoyen au centre de notre démarche, parce que l’information doit être un instrument de compréhension, de participation et de progrès.
La Nouvelle République : Merci pour cet entretien.
Xana Komla SADJO-HETSU : Merci à La Nouvelle République pour cette occasion de présenter notre projet et nos ambitions.
Pour suivre les médias du Phoenix :
- Le Journal du Phoenix : www.lejournalduphoenix.tg
- La WebTV du Phoenix : www.lawebtvduphoenix.tg
- TikTok : XanaLePhoeniX
