(La Nouvelle République)-Au Togo, l’accès des femmes à la terre reste confronté à des obstacles liés notamment à l’héritage, aux pratiques coutumières et à la reconnaissance des droits de propriété. Malgré les avancées du cadre juridique, certaines femmes peinent encore à obtenir ou à sécuriser des terres, une situation qui fragilise leur autonomie économique et peut alimenter des conflits familiaux et communautaires.
Pour les femmes engagées dans les activités agricoles, la terre constitue un outil de production, une source de revenus et un moyen de subsistance. En être privées limite leurs possibilités économiques et leur capacité à améliorer leurs conditions de vie. L’enjeu dépasse donc la propriété foncière : il concerne aussi l’égalité des droits, la justice sociale et la place des femmes dans les communautés.
Les difficultés liées à l’héritage et à la sécurisation des terres illustrent le décalage qui persiste entre les droits reconnus par la loi et certaines pratiques sociales. Leur évolution suppose une meilleure connaissance des droits fonciers, mais également l’implication des acteurs qui influencent les décisions au niveau local.
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C’est dans cette perspective que la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a lancé, le 27 octobre 2026 à Badja, dans la préfecture de l’Avé, une campagne de sensibilisation destinée aux chefs traditionnels et aux leaders communautaires.
Les échanges portent sur les droits fonciers des femmes, les droits successoraux et les mécanismes de prévention et de médiation des conflits. Les autorités traditionnelles sont appelées à contribuer à l’évolution des mentalités et à la promotion de pratiques plus équitables.
Après Badja, la campagne se poursuit à Adéta le 28 octobre, puis à Badou le 29 octobre 2026.
Gabriel BLIVI
La Nouvelle République — L’information au service du développement
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