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(La Nouvelle République) – Dans les marchés, les boutiques de cosmétiques et sur les réseaux sociaux, les produits éclaircissants se vendent ouvertement au Togo. Crèmes, savons et lotions promettant un teint plus clair alimentent un commerce dont les risques sanitaires suscitent des inquiétudes. Malgré l’existence de dispositions réglementaires, la question du contrôle de ces produits reste entière.
Le phénomène soulève également celle du profil des revendeurs. Certains proposent des mélanges, recommandent des associations de crèmes ou prodiguent des conseils d’utilisation sans que leur formation en dermatologie, en cosmétologie ou en sécurité des produits soit établie. Sur les réseaux sociaux, les promesses de résultats rapides prennent parfois le dessus sur les précautions sanitaires.
Le Code de la santé publique encadre pourtant certaines catégories de cosmétiques. En juin 2026, l’Office togolais des recettes a également rappelé les obligations d’autorisation sanitaire applicables à leur importation.
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Contrôles et sanctions
Le Code pénal togolais prévoit des sanctions contre certaines pratiques susceptibles de mettre en danger la santé des consommateurs. Son article 181 réprime notamment la commercialisation de produits contenant des éléments dangereux pour la santé, avec des peines pouvant atteindre trois ans d’emprisonnement et cinq millions de FCFA d’amende, selon les conditions prévues par la loi.
Les dispositions relatives à la publicité mensongère peuvent également concerner les vendeurs qui attribuent à leurs produits des propriétés trompeuses.
Une étude scientifique publiée en 2022 avait identifié, parmi des cosmétiques examinés à Lomé, des ingrédients préoccupants. L’Organisation mondiale de la santé alerte notamment sur les dangers du mercure présent dans certains produits éclaircissants.
Face à cette situation, les autorités sanitaires et commerciales sont interpellées sur la régularité des inspections, la qualification des revendeurs, la traçabilité des produits et l’application effective des sanctions.
La protection des consommateurs exige une surveillance rigoureuse, jusque dans les circuits informels et les ventes en ligne.
Gabriel BLIVI
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