(La Nouvelle République)- Le gouvernement togolais renforce son dispositif de contrôle du secteur pharmaceutique. Réuni lundi 7 septembre 2026 sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, le Conseil des ministres a adopté un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale de régulation du médicament et autres produits de santé.
Cette nouvelle agence intervient dans un contexte de développement du marché pharmaceutique, de diversification des produits et de multiplication des acteurs impliqués dans leur approvisionnement et leur distribution. Une évolution qui pose de nouveaux défis au pays en matière de disponibilité, d’accessibilité, de qualité et de sécurité des médicaments.
Lutte contre les produits falsifiés
Le gouvernement pointe également plusieurs faiblesses du système actuel, notamment dans le contrôle de la qualité, l’inspection, la surveillance du marché et la pharmacovigilance. À cela s’ajoute la progression du marché illicite et la circulation de produits de santé de qualité inférieure ou falsifiés, considérées comme des risques majeurs pour la santé publique.
L’Agence sera une structure nationale autonome chargée de réguler, superviser et surveiller le secteur du médicament et des autres produits de santé. Elle devra notamment renforcer l’inspection pharmaceutique, la surveillance du marché, les mécanismes de vigilance et le contrôle de la qualité des produits.
À terme, cette réforme doit permettre au Togo de mieux sécuriser son circuit pharmaceutique et de garantir aux populations l’accès à des médicaments et produits de santé de qualité, sûrs et efficaces. Elle devrait également contribuer au développement de la production pharmaceutique nationale et au renforcement de la souveraineté sanitaire du pays
Gabriel BLIVI
